teteatete-julotbandit-makethetrendz-1C’est au Dirty Dick, dans le 9eme arrondissement de Paris, que Julot Bandit m’a donné rendez-vous pour un tête à tête autour de la photo et de la réalisation.

Comment es-tu devenu ce talentueux photographe que l’on connaît ?

Grâce à mon cousin, Topolino, qui est un des plus grands maquilleurs français. J’aimais beaucoup la photographie mais je n’avais aucune formation dans ce domaine, alors il m’a aidé à trouver des stages dans des studios parisiens, tout en étant livreur de pizza à coté ! (Rires) Chaque jour, j’apprenais énormément en assistant de grands photographes tel que Mondino et, le soir, de mon coté, j’analysais chaque photo que j’aimais dans les magazines pour apprendre à gérer la lumière et sa composition.

 Sur quels types de projets, aimes-tu le plus travailler ?

J’adore travailler sur des pochettes d’album car il y a tout un travail de psychologie à faire en amont, il faut comprendre l’artiste et son message pour pouvoir tout retranscrire en une seule image. D’ailleurs, je viens de finaliser la pochette de l’album de Synapson qui était un projet incroyable.

Comment définirais-tu ton univers artistique ?

Difficile de te répondre car j’essaie continuellement de me renouveler tout en gardant toujours le même style qui est de créer une image forte pour avoir une cohérence et une unité dans toutes mes photos.

Existe-t-il une touche reconnaissable dans ton travail ?

Je pense que la touche reconnaissable dans mon travail est ma lumière qui est très douce mais aussi ma composition qui est très graphique.

A quel moment estimes-tu qu’un cliché est bon ?

Quand j’ai atteint mon principal objectif qui est de créer une image forte. Et je pense l’avoir atteint une fois que j’ai pu réunir dans une même image, la composition, la lumière et le message à communiquer. Lorsque ces trois éléments sont réunis sur la photo j’estime alors que le cliché est réussi.

D’où puises-tu tes inspirations ?

Plus jeune, elles me venaient des photographies que j’aimais dans les magazines mais aujourd’hui je m’inspire beaucoup des réseaux sociaux comme Tumblr, Pinterest et autres qui sont une source inépuisable.

Et si tu ne devais choisir qu’une seule photo dans toutes celles que tu as faite, laquelle choisirais-tu ?

Difficile à dire alors je vais en donner trois ! (rire) La pochette d’album de Sarh que je trouve intemporelle La cover du magazine Highsnobiety avec Travis Scott pour la performance technique. Et enfin la photo d’Asap Rocky sur le drapeau français, pour sa simplicité.

Aujourd’hui, tu es aussi réalisateur pour des pubs et des clips vidéo tels que Into Trouble de Lilly Wood & the Prick. Pourquoi avoir eu cette envie de te lancer dans la réalisation ?

C’était, pour moi, une évolution naturelle, car la photo et la réalisation font tous les deux appels au savoir poser et au savoir jouer. De plus, comme il y a des caractéristiques similaires telles que la lumière, le décor, la composition et la colorimétrie, il me semblait logique d’évoluer aussi dans cette voie.

Du coup lequel est le plus facile à faire, réaliser ou shooter ?

En fait, je n’appréhende pas ces deux activités de la même façon, car chacune a sa complexité. Par exemple la phase de préparation est plus facile pour une photo tandis qu’a contrario, pour un clip, c’est la phase du terrain qui est plus facile, car tout va plus vite puisque tout est millimétré.

Si tu devais choisir entre la réalisation de clip et la photo, quel serait ton choix ? 

Sincèrement je n’aimerais pas à avoir à choisir entre les deux ! (Rires)

Et comment choisis-tu tes projets de réalisation?

C’est avant tout une histoire de feeling avec l’artiste et le morceau. Si je n’aime ni l’un ni l’autre,  tu peux être certain que je n’accepte pas le projet ! (rire)  Par exemple pour le clip Escape de Zimmer, c’était d’abord l’histoire d’une belle rencontre avec lui, nous étions vraiment artistiquement sur la même longueur d’onde.

D’ailleurs en parlant de Escape de Zimmer que tu viens de réaliser, peux-tu me raconter le clip ?

Quand j’ai écouté le morceau, j’ai eu l’idée de l’histoire d’un mec un peu marginal, qui vole une voiture pour mettre un peu de piment dans son couple.  Il connaît d’avance la finalité de son acte mais il s’en fou car il veut juste profiter de l’instant présent.  C’est une sorte de romantisme et de croisade moderne du bonheur.

As-tu d’autres projets en cours ?

Oui que ce soit en photo et en vidéo, mais chut ! Je ne rien dire pour le moment ! (Rires)

Aurais-tu une anecdote à nous confier ?

Je crois que j’en ai beaucoup, mais si je devais n’en choisir qu’une, ce serait ce coup de téléphone atypique, un vendredi matin à 9 heures, pour me demander d’être le photographe du mariage de Kim & Kanye le lendemain à Florence en Italie.

Côté musique, qu’écoutes-tu actuellement ?

En ce moment j’écoute pas mal l’album des The shoes et celui de Travis Scott.

Et côté mode, comment définirais-tu ton style vestimentaire ?

Je dirai « sobre », j’aime les belles pièces intemporelles. En fait, je suis plutôt classique comme mec.

Quels sont tes lieux de prédilection pour sortir à Paris ?

J’aime aller dîner au Bronco dans le 10e arrondissement. Ensuite, je te conseille d’aller boire un verre, au Dirty Dick dans le 9e et pour faire la fête, je dirais sans hésiter le Pompon !

Et pour finir si je te dis Delavie, tu me réponds ?

Qu’elle est parfois difficile, mais c’est pour cela qu’on l’apprécie.

André S Delavie

teteatete-julotbandit-makethetrendz-2(Crédit Photo @Keffer)

It’s at Dirty Dick, in the Paris 9th district, that Julot Bandit and I met for a face to face aroud being photographer and director.

How did you become this talented photographer ?

Thanks to my cousin, Topolino, one of the biggest french make-up artist. I did love photography but I had no formation so he helped me to find internships in parisian studios, although being a pizza delivery man ! (laughs) Everyday I learned a lot assisting photographers as Mondino, and in the evening, by my side, I analysed every pictures from magazines to learn how to manage lighting and its nature.

On what projects, do you prefer working ?

I like to work on album covers because there is always a psychological work beside, you have to understand the artist and his message to be able to rewrite in only one picture. Moreover, I just finished the Synapson’s album cover  which was incredible.

 How would you define your artistic world ?

Hard to answer you because I try continually to reinvent myself by keeping the same style which is to create a strong image to have a unity in all of my artwork.

Does a signature exist, in you artwork ?

I think that my artwork signature is the very sweet lighting but also my very graphical typesetting.

On what time do you estimate a picture is good ?

When I achieved my first goal which is to create a strong image. So when I brought together in a same picture the typesetting, the lighting and the message to give. Once these three elements are brought together I estimatate a picture is good.

Where do you get inspiration from ?

Younger, it came from pictures in the magazines I liked but today I take inspiration a lot in social networks as Tumblr or Pinterest.

If you had to choose only one picture from your artwork, which one ?

Hard to answer so I’ll give you three ! (laughs) The Sarh’s album cover which is for me timeless. The Highsnobiety cover whith Travis Scott for the technical prowess and finally the picture of Asap Rocky on the French flag, for its simplicity.

Today, You’re also an adds and music videos director as Into Trouble by Lilly Wood & the Prick. Why did you want to be a director ?

It was for me, a natural growing, because photographing and directing both involve the knowing how to put andthe knowing how to play. Moreover, Because there are common points like lighting, the setting, the typesetting or the colorimetry it was logical for me to be directing.

So what is easier to do, directing or shooting ?

Actually, I dont apprehende both activites at the same, because each is complexe. For example preparing a photoshoot is easy whereas for a music video it’s easier on the spot because everything goes faster as everything is measured.

If you had to choose between directing and shooting, what would be your choice ?

Sincerely I would not like to choose ! (laughs)

And how do you choose your directing project ?

It is above all about feelings with the artist and the song. If dislike both, you can be sure I won’t accept to work on it ! (laughs) For example the Escape by zimmer music video, it was first a great meet between us, we were in the same mood.

By speaking of Escape by Zimmer that you just be directing, can you tell me more about the music video ?

When I listened to the song, I had the idea of a marginal guy, who steal a car to add a bit more spice with his girl. He knows what will happen but he doesn’t care He just want to have fun. It’s a kind of modern romance and crusade for happiness.

Do you have ongoing projects ? 

Yes both in photo and video but I can’t tell for the moment ! (laughs)

Do you have an anectote to entrust us ?

I think I have a lot but if  had to choose only one, it would be that atypical phone call in a Friday morning at 9 am to ask me to be the Kim Kanye west photographer the tomorrow in Firenze.

On the music side, what do you listen to ?

At the present time, I listen a lot to The Shoes album or the Travis  Scott one.

And on the fashion side, how would you define your style ?

I would say « sober » I like timeless outfits. Actually, I’m a classic guy.

What are your favourite spot in Paris ?

I like to dine at Bronco in the 10th district. Then, to have a drink I advise you to go to Dirty Dick and to party I would say without hesitation the Pompon !

To conclude, If I tell you Delavie, you tell me ?

That’s sometimes it’s  hard, but it is why we like it.

 André S Delavie 

teteatete-julotbandit-makethetrendz-3(crédit photo @synapson)