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C’est à l’hôtel Duo que l’illustrateur, Marc-Antoine Coulon, me donne rendez-vous pour notre tête à tête en toute simplicité.

Marc-Antoine, d’où vient ton envie d’être illustrateur ?

Le dessin est pour moi une vocation qui vient de loin, d’ailleurs dans mes premiers souvenirs j’avais deux ans lorsque j’hésitais entre un bleu clair et un bleu marine sur un dessin. Ma passion pour l’illustration, elle, date de mon adolescence car j’idolâtrais le travail du grand illustrateur René Gruau.

Comment as-tu débuté le métier d’illustrateur ?

J’ai d’abord commencé à travailler sur des illustrations de pochettes d’albums et d’affiches de films comme celle du film The Artist qui a servi par la suite à être éditée en version photo pour sa sortie en salle. Bien qu’ayant travaillé sur des projets intéressants j’avais l’impression de passer à coté de l’essentiel car on laissait peu de place à mon imagination. Alors lors d’un séjour à Rome, j’ai décidé de m’orienter vers de l’image de mode pour ne plus être limité.

Parce que dans la mode il y a une plus grande liberté d’expression?

Oui, la mode offre la possibilité de donner sa vision sur notre époque mais aussi sur comment on peut la rêver pour pouvoir inventer des histoires, juste pour le plaisir de le faire. De plus, dans la mode il y a beaucoup plus de choses à dire sur les femmes, aussi bien à travers leurs allures et postures qu’à travers leurs bijoux et accessoires.

Comment es-tu rentré dans ce cercle si fermé de la mode ?

Mon travail avait attiré l’attention de la top model des années 90,  Marpessa Hennink, qui m’a aidé à être publié dans des magazines italiens et à réaliser une exposition chez Carita en Italie qui a fait beaucoup parler de moi. Puis un jour, le Vogue m’a contacté via Inès de La Fressange, qui avait aimé mon travail, pour réaliser 32 dessins pour le Vogue France et Espagne. Ensuite, j’ai signé avec deux agents, qui m’ont permis de dessiner pour d’autres grands magazines comme le Figaro Madame, le ELLE, le Vanity Fair UK…

L’industrie de la mode est-elle plus stressante que celle de la musique et du cinéma ?

Je dirais plus « challengeante » car elle me fait sortir de ma zone de confort pour être plus créatif. Par exemple sur le spécial Inès de La Fressange où je devais faire 32 dessins en 48 heures pour le Vogue, j’ai tenté, grâce à l’énergie du moment, des choses que je n’aurais jamais faites dans un délai plus long. De même pour l’Officiel de la Mode pour lequel je devais réaliser 6 quartiers de Paris avec une parisienne habillée par différents créateurs, j’ai dû laisser place à mon imagination totale pour tout inventer.

Comment définis-tu le style de ton travail ?

Glamour. J’adore cette fragilité qui émane de la femme surtout dans le regard qu’elle adresse à son miroir quand elle se maquille car il y a une fragilité dans les yeux qui ne s’explique pas et la faire ressortir à travers mes dessins est ce que je préfère.

As-tu aussi des commandes personnelles ?

Oui aussi bien par les riches américaines qui souhaitent être représentées comme une française que par des célébrités telles que des grands créateurs de mode dont je ne peux pas citer les noms. Les Maisons de couture aussi me font souvent réaliser des illustrations qu’elles offrent après à leurs clients en guise de cadeaux.

Du coup es-tu sur plusieurs projets en même temps ?

Oui, d’ailleurs actuellement je travaille sur un livre qui parle des rapports qu’a eu Sylvie Vartan avec ses créateurs de mode, je travaille aussi sur un livre dédié à mon travail. Puis je travaille entre autre sur plusieurs expositions dont celle chez Inès de la Fressange qui aura lieu à l’occasion du parcours Saint-Germain.

Côté mode comment définis-tu ton style vestimentaire ?

Très épuré, j’ai toujours un jean et un t-shirt blanc!

Et la tendance mode actuelle ?

Très épurée avec des lignes simplifiées, assez peu de bijou et de maquillage.

Pourquoi à ton avis ?

Je pense que l’on a tellement exploré des choses folles que les maisons cherchent à se réconcilier avec leur ADN. Pendant longtemps la mode se fichait d’être portée et maintenant elle propose des collections qui peuvent être portées même 10 ans après.

Quels sont tes lieux préférés sur Paris ?

Pour dîner j’adore l’ambiance piano/ bar qui règne au Club Rayé dans le 2ème arrondissement de Paris et pour pendre un verre, rien de mieux que d’aller au Lutetia.

Pour finir si je te dis Delavie tu me réponds ?

Qu’il a de la veine !

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This is at Duo Hotel that the illustrator Marc-Antoine Coulon give me a rendez-vous for our tête à tête in all simplicity.

Marc-Antoine, why did you want to become an illustrator ?

Drawing is for me an old vocation, and in my first memories I was two years old when I hesitated between a pale blue and a navy blue on my drawing. Ma passion for illustration, came when I was teenager because I loved the work of the grand illustrator René Gruau.

How did you begin the job of illustrator ?

I have first began to work on illustrations of albums’s sleeves and movies posters such as « The Artist »’s poster and then it was used in photography version for the release in audiences. Before, I worked on interesting jobs but I had the impression to loose the essential because they didn’t let my imagination work. So, during a trip in Rome, I decided to orientate myself to fashion image in order to be more free and creative.

Because in Fashion, is there a bigger expression liberty ?

Yes, fashion offer the possibility to give your vision of the era but how you can dream of it too to invent stories, just for pleasure. Moreover, in fashion there are more things to tell about womens, both through their appearances and their jewelleries and accessories.

How did you enter on this closed circle that is fashion ?

My work has attracted the attention of the model of the 90’s, Marpessa Hennink, who helped me to publish in italian magazines and to realise an exposition at Carita in Italy which put a lot of people to talk about me. And then one day, Vogue has contacted me via Inès De La Fressange, who loved my work, to realise 32 drawing for the Vogue France and Spain. Then, I signed with two agents, and it allowed me to draw for other magazines as Le Figaro, Madame, Elle, Vanity Fair UK…

Fashion industry is it more stressful than music or cinema industry ?

I would say more « challenger » because I leave my comfort zone to be more creative. For example, about the special Inès de la Fressange for which one I drew 32 drawing in 48 hours for Vogue, I tried, thank’s to the energy of the moment, things that I wouldn’t do in a longer period. The same for L’Officiel de la Mode for which one I had to realise 6 districts of Paris with a parisian dressed by differents designers, I had to let my imagination to all invent.

How would you define your work’style ?

Glamorous. I love this fragility which come from a women in his expression in front of the mirror when she puts on make up because there is a fragility in his eyes that we can’t explain, and to illustrate that in my drawing is what I prefer.

Have you got personnel requests ?

Yes, from rich americans who wish to be represented as French rather than celebrities as grand fashion designers but I can’t give names.The Couture houses make me often realise illustrations that they offer to their clients as presents.

So, are You on multi projects in the same time ?

Yes, by the way, I currently work on a book which deal about the relations that Sylvie Vartan had with his fashion designers, I work on a book consecrated to my work too. And then, I work on multi expositions as for Inès De La Fressange which will take place for the occasion of Saint-Germain’s route.

About fashion, how would you define your style ?

Very uncluttered, I always wear a jean and a white t-shirt !

And what is the currently trend ?

Very uncluttered with simplify lines, not much jewellery and little make up.

Why, according to you ?

I think that we have really explored some crazy things and that the houses want to reconcile with their DNA. During long time, fashion was not important about wearing and now they propose collections that you will be able to wear 10 years later.

Which are your favorite places in Paris ?

For diner, I love the ambience piano/bar at the Club Rayé in the 2nd district of Paris and to take a glass, the Lutetia is perfect.

To conclue, if I say to you Delavie, what do you answer ?

That he is lucky !

André S Delavie