teteatete-hugomatha-makethetrendz-image1(Crédit Photo @Christophe Roue)

C’est dans son atelier, rue Saint Honoré à Paris, que le nouveau génie de la mode, Hugo Matha, me donne rendez-vous pour un tête à tête.

Hugo, Comment es-tu venu à lancer ta propre marque ?

J’ai grandi en Aveyron, là où mon père est vigneron, et comme je voulais travailler dans la mode alors j’ai fait un BTS au lycée de la mode à Cholet, suivi d’un stage de 8 mois à Shanghai où j’ai élaboré et produit de A à Z toute une collection pour une filière industrielle. A mon retour de Chine, j’ai poursuivi mes études en intégrant l’école Duperré puis effectué des stages dont un chez Jean-Charles de Castelbajac. Suite à  mes stages j’ai décidé de lancer mon propre label Eponyme après un travail de deux ans sur ma collection. J’ai ainsi organisé ma première présentation composée de 5 prototypes qui fut un succès auprès des journalistes et de là tout a démarré !

Qu’aimes-tu le plus dans ce que tu fais ?

J’aime le défi de la matière, celui de créer des collections simples avec des matières techniquement difficiles à manier telles que la pierre, le bois ou le plexiglas. Et puis j’aime aussi par le biais de mon travail rencontrer des gens talentueux qui me soutiennent comme Carine Roitfeld ou Sarah de chez Colette. On dit souvent que le monde de la mode est superficiel mais moi je ne suis tombé que sur des bonnes personnes.

D’ailleurs tu es vendu chez Colette, ça fait quoi de voir ses créations à côté de celles des plus grandes maisons ?

J’avoue que c’est très impressionnant de voir ses créations placées à côté de celles de chez Dior ou Chanel ! Pourtant comme tu ne sais jamais si ton travail va plaire au début, tu as cette crainte de ne pas vendre et encore plus quand tu es un jeune créateur…Mais quand j’ai vu qu’une de mes pochettes à 3 900€ s’était vendue dès la première semaine alors j’ai été rassuré (Rires) !

Et tu te vois un jour travailler pour une de ces grandes maisons ?

Pour l’instant ce n’est pas ma priorité car je souhaite d’abord avancer sur mon projet d’ouverture de boutique, après on verra, je n’ai que 24 ans.  Et puis je fais déjà du consulting pour certaines grandes maisons.

Justement ça ne te fait pas peur de vivre un tel succès à 24 ans ?

Je n’ai pas peur, au contraire, je trouve cela stimulant mais il est vrai que parfois je me demande comment je vais faire pour assurer toute cette production faite à la main. Du coup je m’entoure des meilleurs artisans en France pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

D’ailleurs comment définis-tu tes modèles et d’où viennent tes inspirations ?

Je dirais que ce sont des objets de mode et de design car tu peux sortir avec ou les laisser, tel un objet décoratif, au coin d’une table. Alors je m’inspire énormément de la mémoire collective pour créer des modèles que l’on puisse transmettre de génération en génération tel un héritage. Par exemple pour ma prochaine collection je sors un sac en panier métal très années 60 qui rappelle celui des dinettes en plastique.

C’est quoi pour toi la tendance mode actuelle ?

Je dirais que c’est celle de la simplicité. Aujourd’hui on préfère se focaliser sur le détail et la matière pour créer des pièces intemporelles que tu peux remettre dans 10 ans.

Et ton style vestimentaire tu le définis comment ?

Je ne pense pas avoir de style, parfois je me dis que je suis habillé comme un sac ! (Rires)

Côté anecdote, en aurais-tu une à me raconter ?

Oui, un jour je tombe sur l’émission de Mademoiselle Agnès où elle porte justement un de mes sacs. Dans cette séquence elle tombe nez à nez avec François Marie Banier qui la complimente sur le sac et qui lui demande s’il est possible de demander au créateur de lui en confectionner un pour être porté à dos. Ca m’a fait tout drôle de tomber sur cette séquence qui parlait de mon travail ! (Rires)

Quels sont tes autres projets ?

Je reviens actuellement de New York où j’ai organisé une soirée, avec l’aide de la Club Sandwich, et du chanteur Julien Perez, pour annoncer la présentation de ma collection qui aura lieu à Paris le 30 septembre. Et puis, je travaille sur le projet d’ouverture de ma première boutique qui sera un genre d’atelier de recherche artisanale et d’intelligence industrielle.

Du coup je présume que tu écoutes beaucoup de Julien Perez actuellement ?

Oui car j’aime beaucoup sa façon artistique de voir les choses mais j’écoute aussi du Barbara que j’aurais adoré avoir comme égérie !

Maintenant que tu connais très bien Paris, tu peux me donner tes adresses ?

Pour dîner, j’adore « Les Fines Gueules » et pour boire un verre aller à « La Coquille». Pour faire la fête j’aime aller chez « Castel » pour son côté décalé.

Et pour finir, si je te dis Delavie tu me réponds ?

Que Delavie fait bien les choses !

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This is in his workshop, in the street of Saint Honoré in Paris, that the new genius of fashion, Hugo Matha, give me a rendez-vous for a tête-à-tête.

Hugo, how did you get the idea to create your own brand ?

I grow up in Aveyron, where my father is wine-grower, and as I wanted to work in fashion, I did a BTEC Higher National Diploma at the fashion high school at Cholet, and after I did an internship of 8 months in Shangai where I produced a collection from the beginning to the end for an industrial channel. When I came back from China, I continued my studies so I went to the Duperré school and then I did some internships like for Jean-Charles de Castelbajac. After my internships, I have decided to create my own label Eponyme after two years of work on my collection. I have organized my first presentation composite with 5 prototypes and it was a success, the journalists did a lot of promotion and then all has began !

What do you like most in what you do ?

I love the defiance of materials, this one to create simple collections with materials technologically difficult as the stone, the wood or the plexiglas.

And then I love to meet talented people by the way of my job who support myself as Carine Roitfeld or Sarah of Colette. We often say that the world of fashion is superficial but I met only good personnes.

As your collection is at Colette, how do you feel to see your creations near the biggest houses of fashion ?

It is very impressive to see my collection near those of Dior or Chanel ! However, as you never know if your work will be a success at the beginning, you have this fear to not sell and more when you are a young designer… But when I saw that one of my clutches at 3900 euros were sold on the first week, I was reassured (Laugh) !

Do you see yourself work for one of this grand houses one day ?

For the moment this is not my priority because I want to open my shop first, I work on this project, after, we will see, I’m only 24 years. And I already do consulting for some grand houses.

And It does not scare you to live this success at 24 years old only ?

I’m not scared, I find it stimulating but this is true that sometimes I ask me how I will do to assure all this production hand made. So I choose the best artisans in France for not having any bad surprises.

How do you define your models and which are your inspirations ?

I would say that they are fashion and design objects because you can hang out with them or let them, as a decoration, in a table. So I inspire a lot myself by the collective memory to create models that we can pass down in generation to generation as an inheritance. For example, for my next collection I will do a basket bag in metal very 60’s which remind to the plastic doll’s tea set.

What is the current fashion trend for you ?

I would say that it is simplicity. Today, we prefer to focus on details and materials to create timeless pieces that you will be able to wear in 10 years again.

And your own style, how do you define it ?

I don’t think I have a style, sometimes I say that I dress as a vagrant ! (Laugh)

Have you got an anecdote to tell me ?

Yes, one day I fell on the Mademoiselle Agnès’s program and she was wearing one of my bag. In this sequence, she is with François Marie Banier which compliments her bag and ask her if it is possible to ask the creator to create one to wear it on the back. It felt strange to fell on this sequence, dealing about my work ! (Laugh)

What are your other projects ?

I’m currently coming back of New-York where I organized a party, with the Club Sandwich’s help and the singer Julien Perez’s help, to announce the presentation of my collection which will take place in Paris on the 30th september. And more, I work on the project of the opening of my first shop which will be a workshop of handmade research and industrial intelligence.

So I guess that you listen a lot of Julien Perez currently?

Yes because I like his artistic point of view but I listen Barbara too and I would have loved to have her for muse.

As you know very well Paris now, can you give me some adresses ?

For dinner, I love « Les Fines Gueules » and to take a glass I like to go to « La Coquille ». To do party, I like to go at « Castel » for his off the wall side.

And to conclue, if I say to you Delavie, what do you answer ?

That Delavie is doing well things !

André S Delavie